Ceinture Aliment-Terre Liégeoise

Partenaires et soutiens

Sur cette page, vous découvrirez les promoteurs initiaux et les partenaires du projet, ainsi que les plus de cinquante organisations qui soutiennent le lancement de la dynamique et du réseau, et de nombreux témoignages d’organisations partenaires.

LES PROMOTEURS DU PROJET

AGES, agence conseil en économie sociale, a pour mission principale le conseil et l’accompagnement à la création et au développement d’entreprises d’économie sociale.

L’asbl BARRICADE est une association d’éducation permanente ayant pour vocation de faire émerger des alternatives culturelles, sociales et économiques (avec sa librairie Entre-Temps notamment). et de soutenir divers mouvements sociaux et citoyens. Barricade s’implique dans le projet Ceinture aliment-terre liégeoise par le biais de ses activités d’éducation permanente, mais elle est aussi active sur d’autres dimensions du projet :  coordination générale, communication externe et mobilisation citoyenne et sociale.

EXPOSANT D a pour missions le développement durable et la transition. L’ASBL est une pépinière de projets, fédérés par une philosophie et un fonctionnement horizontal mais agissant dans des domaines différents :

  1. Assainissement durable : création animation de réseau
  2. Consommation locale et éthique : création d’une coopérative de consommateurs
  3. Gestion durable des événements : accompagnement des organisateurs
  4. Économies d’énergie / écoconstruction : formations
  5. Recherche action formation : Accompagnement de groupes de citoyens en projets de transition
  6. Formation, accompagnement, facilitation : processus d’intelligence collective, réenchantement de la communication, psychologie du changement, démocratie profonde.

Le GAL Pays des Condruses a pour mission d’encourager les initiatives locales de développement rural, de soutenir les actions innovantes, démonstratives et transférables illustrant les nouvelles voies que peut emprunter le développement, de multiplier les échanges d’expériences et les transferts de savoir-faire, d’appuyer les coopérations transnationales et de proximité émanant des acteurs locaux.

TRAME scrl

Trame scrl accompagne des acteurs dans le domaine du développement territorial, avec une approche pluridisciplinaire et une orientation marquée pour le travail en réseau, le cycle d’un projet et la participation citoyenne. Elle est attentive à la finalité sociale et au caractère durable des projets qu’elle accompagne et dans son propre fonctionnement.

Elle intervient en Wallonie et ailleurs, à la demande de communes ou institutions publiques, voire pour des associations ou le secteur privé ; ceci tant dans des projets de quartier, de ville ou en milieu rural, qu’à l’échelle régionale ou internationale.

Le GREOA (Groupement Régional Économique des vallées de l’Ourthe et de l’Amblève) et  l’ADL de Comblain-au-Pont (Agence de Développement local) s’associent également à la Ceinture Aliment-Terre liégeoise via le projet Agroécoop qui, s’il obtient les financements nécessaires, s’implantera sur la ferme du Halleux à Comblain-au-Pont.


LES PARTENAIRES

Liège en Transition, mouvement inscrit dans dynamique des Villes en Transition (ou des initiatives de Transition), fait partie du “bouillon de culture liégeois” d’où à émergé l’idée de la Ceinture Aliment-Terre. Il constitue un soutien important au projet, qui ne pourra véritablement se déployer que s’il s’appuie sur une base citoyenne.

Terre-en-vue s’associe à la dynamique de la ceinture aliment-terre liégeoise en mobilisant l’épargne citoyenne pour préserver les espaces nécessaires pour nourrir la population liégeoise de manière respectueuse de l’environnement et accessible à tous. L’idée est ainsi de continuer à développer des projets-pilotes comme celui de la ferme Larock. Terre-en-vue pourrait aussi contribuer au recensement des terres agricoles disponibles.

Le Centre d’Économie Sociale de l’ULg nous accompagne dans la construction de la méthodologie du projet, et nous aidera à construire le plan d’ensemble du réseau à l’échelle de la province de Liège.

Plusieurs chercheurs de GIRAF, le Groupe Interdisciplinaire Belge de Recherche en Agroécologie, contribuent également au projet.

Imagine Magazine, et en particulier son rédacteur en chef André Ruwet, a fortement aidé à la diffusion du projet Ceinture Aliment-Terre dans l’espace public.


LES SOUTIENS

C’est une coalition regroupant plus de cinquante organisations et institutions qui s’est mobilisée pour soutenir le lancement de la Ceinture aliment-terre liégeoise en novembre dernier. En voici la liste :

ADL de Comblain-au-Pont – Agence de Développement local, AGES – agence conseil en économie sociale, AMD Liège, Les Amis de la Terre Région liégeoise, Attac Liège, Barricade, Le Centre liégeois du Beau-Mur, La Bourrache, Cense équi’voc asbl – centre de formation en permaculture, Le Centre d’économie sociale de HEC-ULgCentre de Référence Circuits Courts de la Région wallonne (Agence de stimulation économique), la Coopérative Ardente, le CNCD – 11.11.11, Le Cynorhodon, Crabe asbl, De Bouche à Oreille, l’asbl En Neuvice, Entraide et fraternité, Exposant D, la Fédération Wallonie-Bruxelles, Financité Liège, FPS-Résau Solidaris, La FUGEA (Fédération Unie de Groupements d’Eleveurs et d’Agriculteurs),Le GAL Pays des Condruses, GIRAF – Groupe Interdisciplinaire Belge de Recherche en Agroécologie, Le GREOA (Groupement Régional Économique des vallées de l’Ourthe et de l’Amblève), la Haute école HELMo, Imagine Magazine, JOC Liège, La Cité s’invente, Latitude Jeunes-Réseau Solidaris, Liège en Transition, le MIG, Nature et Progrès (locale liégeoise), Oxfam Magasin du Monde, PAC – Présence et action culturelles, Point Ferme, Point Vert, Pour la Solidarité, Propage-S – agence-conseil en économie sociale, La Province de Liège, La Région wallonne, Le Réseau des Initiatives de Transition à Bruxelles et en Wallonie, Revert ASBL, Le Réseau de Financement alternatif, L’École Supérieure des Arts Saint-Luc de Liège, SAW-B – Fédération d’économie sociale, La SPI – l’agence de développement économique pour la province de Liège, Le Groupe Terre, le Mouvement Terre en vue, Tr@me scrl, urbAgora asbl, Vin de Liège scrlfs


QUELQUES TÉMOIGNAGES DE SOUTIEN

Stéphane Desgain, chargé de recherche & plaidoyer « Souveraineté alimentaire » au CNCD-11.11.11

La Ceinture aliment-terre, comme une évidence.

Il n’y a pas une ville, un village où l’on ne voit des citoyens ou des associations créer des projets d’alimentation durable, de production allant dans le sens de l’agro-écologie, ou de re-création de liens.

Alors que le contexte international continue de tirer dans la mauvaise direction avec toujours plus d’accords de libre-échange, d’intégration dans un chaine alimentaire agro-industrielle, de concentration des multinationales du secteur, de verrouillage des semences et d’une finance même pas freinée dans sa gloutonnerie de spéculation et d’accaparement de terres, on fait, on réalise, là où l’on vit avec ceux avec qui on vit.

Des ceintures aliment-terre, on en a besoin maintenant. On en a besoin parce que changer en profondeur un système qui est allé dans la mauvaise direction pendant plus de 50 ans prendra du temps et nécessite d’être fort, d’y aller aussi ensemble, même si l’essentiel de ce que l’on fait, on le fait directement et très localement.  Rien ne sert de parler de solidarité avec le sud ni de chercher à stopper les menaces qui pèsent sur l’agriculture paysanne là-bas, si l’on n’est pas capable de changer notre modèle alimentaire et agricole ici.

Nous avons commencé là où c’était le plus évident, le plus facilement réalisable, entre motivés qui refusaient l’injonction TINA (There is no alternative), qui devaient agir pour se redresser, on a retissé du lien entre producteurs curieux, refusant un modèle excluant, et des citoyens désireux d’être en cohérence avec leur idées.

Mais ce qui nous anime c’est de faire vaciller un système qui détruit nos biens communs, cause maladies et désespoir. Nous n’avons pas envie d’être le gentil hurluberlu de service qui occupe la niche que le système a bien voulu lui laisser.

Même les plus impliqués, j’en connais, qui mangent, vivent, dorment, rêvent pour la souveraineté alimentaire, le droit à l’alimentation, l’agro-écologie la permaculture, n’arrivent pas à suivre le foisonnement d’initiatives. La ceinture est un carrefour, un point dans l’espace-temps qui permet, après avoir tissé des liens localement, de tisser des liens entre tisseur de liens. Ça promet un fameux bordel, mais le foutoir et le bordel, c’est la vie !

Jérôme Rassart, Mouvement Terre-en-vue

Terre-en-vue est un mouvement citoyen et associatif travaillant en Belgique francophone, et qui a pour but de faciliter l’accès à la terre pour les agriculteurs qui produisent une alimentation saine ; de préserver la fonction alimentaire de nos terres nourricières ; de développer une économie agricole locale basée sur le circuit court et d’améliorer la qualité de l’environnement, la fertilité des sols et la biodiversité. Pour ce faire, la coopérative Terre-en-vue acquiert des terres agricoles au moyen de l’épargne citoyenne et les met à disposition de projets d’agriculture durable.

Terre-en-vue a entamé le développement d’une dynamique en région liégeoise, avec la création d’un groupe local de soutien à la ferme Larock à Rotheux. Le groupe local a déjà réuni l’argent nécessaire pour sécuriser deux parcelles de la ferme. D’autres soutiens citoyens seront nécessaires pour assurer le maintien de cette ferme et l’expérience pourrait être reproduite pour d’autres fermes.

C’est donc tout naturellement que Terre-en-vue s’associe à la dynamique de la ceinture aliment-terre liégeoise et souhaite contribuer au développement de projets-pilotes, approfondir les questions de recensement des terres agricoles disponibles et mobiliser l’épargne citoyenne pour préserver les espaces nécessaires pour nourrir la population liégeoise de manière respectueuse de l’environnement et accessible à tous.

Témoignage de soutien de SAW-B, fédération pluraliste d’entreprises sociales et d’économie sociale dont les membres représentent plus de 300 entreprises sociales en Wallonie et à Bruxelles, soit 15 000 travailleurs dont elle est la porte-parole.

SAW-B rassemble des hommes et des femmes qui construisent une économie centrée sur le respect de l’humain et de l’environnement et non sur le profit.

La Ceinture aliment-terre liégeoise ne peut que nous interpeller et nous donner envie de la soutenir. Dans son projet, nous reconnaissons ce qui guide l’économie sociale : le désir d’une économie relocalisée au service de la collectivité, qui redonne du pouvoir d’agir aux travailleurs, aux consommateurs, aux producteurs. L’alimentation est à la base de la vie, au cœur de notre quotidien et de notre économie, facteur de santé, de solidarité: un secteur essentiel pour gagner en autonomie et en durabilité.

Cette Ceinture, nous la voyons comme un maillage, un tissage de liens, entre les acteurs d’une même chaîne, entre les entreprises sociales et les entreprises classiques : autant d’intersections et de possibilités de se renforcer entre producteurs, distributeurs, transformateurs, consommateurs.

En 2010, nous nous penchions sur les groupes d’achats communs qui fleurissent parmi les consommateurs-citoyens et nouent une relation directe avec un ou des producteurs locaux. Nous mettions en évidence la nécessité d’assurer la pérennité de cette filière à travers la structuration et la professionnalisation des circuits existants (sans pour autant renoncer au bénévolat, à l’horizontalité et à la convivialité qui les caractérisent). Aujourd’hui la Ceinture Aliment Terre participe pleinement à ce mouvement et nous sommes fiers et heureux de la soutenir dans ses projets ambitieux et innovants.

Erwin SCHÖPGES du MIGMilcherzeuger Interessengemeinschaft Belgique

Le MIG soutient la Ceinture aliment-terre liégeoise à tous les niveaux. Pour assurer une alimentation correcte, il faut que le monde agricole, les citoyens et tous les mouvements s’unissent. Nous, les agriculteurs, avons besoin des prix qui couvrent nos frais. On peut assurer que la matière première de la nourriture ne vient pas dans la main des industriels et multinationales qui veulent s’enrichir sur le dos des agriculteurs et les citoyens. J’espère qu’on arrive à s’unir pour faire un contrepoids.

Corentin DAYEZ, Animateur thématique – Souveraineté Alimentaire, Oxfam-Magasins du Monde

Le développement fulgurant d’une agriculture industrielle n’est en rien le fruit du hasard, ni de la fatalité. Il est le résultat d’un rapport de force inégal entre des acteurs économiques puissants comme les multinationales agroalimentaires et la grande distribution, qui ont atteint des niveaux de concentration extrêmes, et la très grande majorité des producteurs et des consommateurs du Nord et du Sud. Le fonctionnement actuel de notre système alimentaire permet essentiellement l’enrichissement des premiers au détriment de tous les autres. C’est parfaitement injuste. Mais c’est aussi anti-démocratique. Car, si nous voulons réellement faire face aux multiples défis du XXIème siècle, il est nécessaire de rendre notre alimentation plus durable. Les 13.521 exploitations wallonnes qui subsistent encore sont bien évidemment directement concernées par ce défi. Mais la transformation de notre alimentation en profondeur ne peut se faire sans également associer tous les acteurs qui composent notre société dans son ensemble. La Ceinture aliment-terre liégeoise s’inscrit dans cette dynamique en associant distributeurs, artisans-transformateurs, restaurateurs, acheteurs groupés, acteurs associatifs sociaux et culturels, entrepreneurs d’économie sociale, mandataires publics et conseillers, ingénieurs, ouvriers ou jardiniers… C’est à ce titre qu’Oxfam-Magasins du monde soutient pleinement la dynamique en cours. Ensemble, reprenons le contrôle démocratique de notre alimentation!

Témoignage de soutien de Philippe Duvivier, Président de la FUGEA  (Fédération Unie de Groupements d’Eleveurs et d’Agriculteurs)

En tant que mouvement paysan, la Fédération Unie de Groupements d’Éleveurs et d’Agriculteurs (FUGEA) promeut une agriculture à taille humaine, paysanne et durable. Nous revendiquons l’emploi en milieu rural, le respect de l’environnement, l’aménagement du territoire, la qualité et la satisfaction des consommateurs, dans l’esprit d’une économie solidaire au niveau local et mondial.

Nous soutenons l’initative Ceinture aliment-terre liégeoise, en ce notamment qu’elle vise à une relocalisation de l’alimentation dans une optique de distribution en circuit-court. Le circuit-court est, pour nous, une des manières pour les agriculteurs de retrouver une part de maîtrise sur les filières et de renforcer son autonomie économique, tout en renouant les relations ville-campagne et en soutenant une autonomie alimentaire régionale.

Centre liégeois du Beau-Mur

Depuis 1987, l’asbl Centre Liégeois du Beau-Mur est un lieu d’accueil, d’échange, de confrontations et de solidarités nouvelles au services des citoyens et d’autres projets associatifs. Le Beau-Mursoutient les initiatives et alternatives locales, notamment sur les questions d’alimentation et de consommation. Très investi notamment dans la plateforme d’échanges et de rencontres Inter-GAC, mais aussi dans différents réseaux, nous soutenons la dynamique Incroyables Comestibles, qui repense la nourriture dans l’espace public. Il nous semblait donc tout naturel de soutenir activement le projet de Ceinture aliment-terre. Fédérer les énergies locales, associatives et citoyennes, autour d’un projet d’envergure telle que celui-là, est un défi auquel nous désirons participer. Car relocaliser l’alimentation et sa production, la rendre accessible, visible, compréhensible, sont des enjeux majeurs que nous devons relever ensemble. La ceinture aliment-terre est un projet réellement fédérateur qui donnera un cadre à une large action commune.

Author: Christian

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